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.Je suis en vacances depuis 2semaines, et qu'est-ce que je me fais chier ! Ma premiere semaine de vacances c'est deroulée merveilleusement bien : une semaine chez mon homme a Malaucene, avec Marine qui est ENFIN venue dans le Vaucluse (depuis le temps qu'on lui cassait les pieds pour qu'elle vienne ^^). Mais depuis lundi je me suis retrouvée a Avignon, seule au monde. Mes occupations se limitent a tres peu de choses ... J'ai mes copines, mais bon, je vais pas non plus les squatter a leurs mecs/potes tous es jours non plus. Alors qu'est-ce que je fais de mes journées ? RIEN. Absolument rien. Mon unique "vraie" occupation est de parler a un pote sur msn. Mais le pov' bosse toute la journée sur l'ordi, alors ben forecment quand il rentre, il boycotte msn ... Je caresse mon chat. Je peux meme pas reviser ni aller au code, parce que j'ai oublié mon bouquin a Montpellier. En plus il fait moche, donc meme pas envie de sortir. Chandra est retourné sur Montpellier. Et il compte pas rentrer tout de suite. Voila, ma vie est passionnante, je sais bien. Bon, je vais aller me polluer les poumons un peu plus, c'est ce qui me fait passer le temps.
Je vous laisse avec un petit extrait de San-Antonio, tiré du livre "Al-Capote" :
Il profère des phrases incohérentes, d"un ton saccadé, avec des sanglots dans la glotte. Il balbutie :
- Il faut me pardonner ma biche : elle suçait si merveilleusement ! Toi, tu 'nas jamais voulu prendre ma queue dans ta bouche, prétextant que ça te flanquerait mal au coeur. Mais il y a des femmes qui raffolent de ça, ma très belle. Des femmes pour qui l'amour commence par cela. Ont-elles raison ? oui, je le crois. C'est une démarche si généreuse, si altruiste ma colombe ! elle permet à l'homme de côtoyer l'infini. [...] L'on m'a dit qu'au Danemark il organisent des concours de turlute. Nous irons au pays d'Elseneur et tu participeras à ces joutes ! Tu triompheras ma reine ! Je t'imagine glorieuse sur la marche supérieure du podium, les lèvres vernies de foutre. Ah ! comme je serais fier de toi ! Je prendrais des photos pour montrer à ta mère et à nos enfants, plus tard. Et puis non : je tournerai un film en 16 millimètres, ma fleur champêtre. [...] Tu pomperas dix, vingt, trente, cent noeuds au besoin, mais tu resteras seule en lice, exténuée mais sublime !"
Le pauvre Mathias émet quelques onomatopées sans signification, trésaille, ouvre les yeux et se dresse sur un coude. Un air de gueule de bois mal surmontée. Il me regarde comme si l'on ne s'etait jamais vus, et qu'on vienne de se rencontrer dans l'autobus Bastille-Gare de Lyon.
- La première fois que je me suis masturbé, je devais avoir huit ou neuf ans, m'assure-t-il gravement. A vrai dire, c'est un camarade de classe qui m'a initié [...]"
Puis pour rester dans le sujet :
Les Beruriers Noirs